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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 15:38

Dans mon coeur tu resteras.

Aujourd'hui , aurait du être ton anniversaire...
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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 11:17

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 11:26

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 09:50

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 15:43

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Sécurité, Démocratie et Villes : Le Futur de la prévention

Organisée par l’Efus en partenariat avec les villes d’Aubervilliers et de Saint-Denis.

Auteur(s) : FESU

 

Cette conférence interdisciplinaire et internationale sera dédiée à l’échange de pratiques, d’expériences et de savoirs sur la prévention de la criminalité en Europe et dans le monde.

 

Le Stade de France sera le lieu central de la conférence et accueillera notamment les sessions d’ouverture et de clôture.

 

 

Cette conférence sera structurée par :

 

  • une quinzaine de thèmes représentatifs de l’action du Forum européen et de son réseau, tels que la médiation, les addictions et les drogues, le partage de l’espace public, les minorités, la ville et le crime organisé, les grands événements sportifs, la police et la prévention ou encore la violence envers les femmes. Ces thèmes donneront lieu à plusieurs types d’activités : tables rondes, visites de terrain, sessions de formation ou encore projections vidéo. Ils seront traités par, ou en partenariat avec, les villes d’Aubervilliers et de Saint-Denis, les Forums nationaux pour la sécurité urbaine, les associations locales et les institutions partenaires du Forum européen (CIPC, Conseil de l’Europe, etc.), qui seront aussi invités à contribuer au Manifeste.
  • des débats en sessions plénières autour de quatre grands enjeux de la sécurité urbaine : « Risques, technologies et prévention », « Gouvernance et citoyenneté », « Villes et développement durable » et « Une Europe ouverte au monde ».
  • les interventions de représentants d’institutions internationales, européennes et nationales ainsi que celles d’experts venus de différentes disciplines. L’évaluation de 25 ans de politiques de sécurité urbaine, les défis pour le futur de la prévention et les grands axes de travail pour les collectivités locales feront l’objet de ces sessions.
  • l’adoption finale du Manifeste. La conférence internationale 2012 a pour objectif d’élaborer un projet politique commun fondé sur les travaux de l’Efus et de ses membres. Ce sera l’objet du Manifeste, au nom des deux villes d’accueil, qui sera publié à l’issue de la rencontre et qui s’inscrira dans la continuité des Manifestes adoptés lors des précédentes conférences internationales de l’Efus à Montréal (1989), Paris (1991), Naples (2000) et Saragosse (2006).Des performances artistiques autour du thème «l’art au service de la prévention» accompagneront les différents moments de cette conférence.

 

Des performances artistiques autour du thème «l’art au service de la prévention» accompagneront les différents moments de cette conférence.

 

Ouverture des inscriptions en ligne : juin 2012

 

Pour plus d’informations : www.2012conference.eu

 

Contact : 2012conference(at)efus.eu



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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 19:41

 

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La sécurité, on la traite où on l'exploite.

On ne peut pas faire les deux choses à la fois !

 

(Version16/11/2005)

 

C'est en oubliant, depuis des années, ces vérités fondamentales que l'on a produit des jours de crise violente dans les banlieues de nos villes.

Je suis très gêné : parce que je suis profondément républicain, j’ai toujours pensé que les problèmes de sécurité urbaine, parce qu’ils concernent des villes administrées par des maires de toutes tendances politiques, devaient être gérés dans le dépassement des clivages politiques… Hors aujourd’hui, le ton, les propos de Monsieur N. Sarkozy obligent, quand on sait que ses méthodes sont erronées et même nocives, obligent, sauf à être complaisant, à employer des propos, des comparaisons du niveau de celles et ceux qu’il emploi pour être entendu. J’espère que l’avenir nous permettra de revenir à des niveaux mieux adaptés à un dialogue fructueux.

C’est incontestable : La violence, la durée, le nombre de véhicules et bâtiments incendiés étonne, indigne ceux qui en ont été victimes directement.

Ceux qui se trouvent en chômage technique le sont également. On les comprend, on est solidaire.

On ne peut pas l’être de ceux qui, occupant des postes de responsabilité sont, plus ou moins consciemment, provocateurs de ces  événements dramatiques.

Il y a, bien sûr, les causes habituellement cités : chômage, discriminations diverses, etc.

Il en est d'autres que l'on ne cite jamais et qui ont été tout aussi porteuse des refoulements psychologiques qui se sont déchaînés en quelques heures, jours, à travers toute la France.

Des milliers de personnes jeunes et moins jeunes lancées dans des exactions qui pour être blâmables ne sont pas sans rapport avec que ce que notre pays a connu depuis des siècles.

La faim, la misère, la ségrégation sociale entraînaient des explosions populaires et sociologiques à travers tout le pays. Les communications étaient pourtant moins rapides…

Leurs acteurs avaient abondamment droit aux mêmes épithètes : voyous, racailles, et autres qualitatifs injurieux.

Ils ne volaient pas des voitures. Ils montaient des barricades en arrachant des pavés, en abattant des arbres, en récupérant les grilles protectrices du pied des arbres et tous les objets hétéroclites que l'on pouvait entasser sur l'ouvrage défensif. Je sais comment l'on fait : en 1944, j'ai participé à la construction de quatre barricades à Paris : pour N. Sarkozy, je suis un voyou !

En outre, depuis Mai 68, on a remplacé les pavés des rues par du bitume pour que l’on ne puisse plus construire de barricades… De tous temps, les émeutiers comme les voyous et les honnêtes gens que bon nombre sont à d’autres moment se sont adaptés : plus de barricades ? On brûle des voitures… Je peux même vous dire, pas besoin d’être devin, que certaines têtes vont carburer pour trouver le moyen de contrer les hélicos. Ce genre de compétions dure depuis deux à trois mille ans entre « ordre » et « désordre ». Il n’y a jamais de vainqueurs durables… Demandez donc aux patrons de magasins qui essaient de protéger leurs rayons avec des caméras !

Les « voyous » ont déjà trouvé le moyen de neutraliser les caméras qui à grands frais sont progressivement installées dans les rues !

Combien de Français peuvent se vanter de ne pas avoir parmi leurs ancêtres des personnes qui n'ont pas été injuriées et parfois fusillées dans les émeutes de notre passé.

Et pourtant combien de progrès en ont résulté ?

Les Français ont la mémoire courte et la reconnaissance aussi...

Gérer une nation et surtout la sécurité, c’est avoir la rigueur indispensable, nuancée par la connaissance de toutes les expériences passées…

Sinon, gare les bavures !

Ceci est loin d'être la seule raison de l'explosion subite et subie ces jours derniers. La cause en est largement partagée par l'une des actions des pouvoirs publics qui a été crescendo depuis des années.

Il est une idée saugrenue et trompeuse qui commence à circuler un peu partout : La Prévention résulterait de l’existence de la police de proximité ou de la police d’investigation ? La réponse que les deux ont connues et connaissent le même échec sauf que la deuxième à été assistée par la manipulation des statistiques de la police. Il serait temps que la gauche élargisse sa réflexion en ce domaine si elle ne veut pas connaître de nouveaux déboires.

La vérité existe, elle est difficile à réaliser et mettre en œuvre : La prévention c’est une conception de la société qui apprends aux gens, jeunes ou moins jeunes comment vivre ensembles et se respecter… C’est pour cette raison que, en 1882 le rapport de la commission des Maires comportait 64 propositions et pas deux ou trois. Les études sérieuses qui ont suivies agies de même et pour cause.

Si l’on veut rétablir la sécurité, il faut agir dans tous les domaines qui sont bien connus et pas dans deux ou trois pour faire ILLUSION, cela ne marche pas. Nous en avons la preuve maintenant. Il faut faire des choix lourds ou ne rien faire du tout, mais au moins cesser de raconter des histoires.

Comme dirait N.Sarkosy, il faut dire la vérité aux Français, mais pas mentir par omission !

Il faut que les gens plus ou moins fortunés, qui habitent des quartiers épargnés, très favorisés souvent comprennent que, bon gré, malgré, ils vont devoir consentir quelques sacrifices parce que, sait-on jamais, un jour l’émeute pourrait se transformer en révolté ?

On songe toujours à ces tristes réalités après. Il serait mieux pour tout le monde d’y songer avant.

Il faut mettre entre parenthèse une partie du développement militaire pour dégager des crédits capables d’intervenir rapidement afin de réduire la misère des quartiers. Ce n’est pas la peine de disposer de capacités dissuasives considérables si la moitié de la population est réduite à la peur extrême, a la misère et autres calamités… Encore une fois, ma proposition ne consiste pas a tout arrêter mais à examiner comment tous les secteurs de l’activité pourraient et devraient s’associer à un effort National pour sortir notre Pays d’une situation gravissime dont personne ne peut estimer être de responsabilité .

A commencer par tous ceux qui sont porteurs d’un pouvoir politique et institutionnel, bien sur, mais aussi économique, médiatique, culturel, associatif ou tout simplement civique

Cela toujours que les suggestions des crétins qui voulaient faire intervenir les chars, les Paras, dans les quartiers ! Ils n’ont pas pensés aux lances flammes, quelle lacune !

Il faut choisir entre la construction de toutes les prisons prévues et le renfort massif du contrôle judiciaire, des libérations conditionnelles[i],

Personnels de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, Correspondants jeunesses pour les villes et les associations, moyens d’éducation populaires, etc. Il faut qu’il y est parmi ces gens de très nombreux policiers, gendarmes, personnels pénitentiaires en détachement de longue durée, volontaires de préférence... Ces gens ont une expérience des jeunes et ils seront aptes à une liaison explicative avec leurs collègues d’origine qui peut être salutaire.

J’ai le souvenir de cette colonie de vacance ouverte en 1981, en catastrophe par  Gaston Deferre, juste avant les vacances scolaires. Il y avait 400 enfants de Vénissieux et de quartiers difficiles de la région de Marseille.

« Quelques moniteurs de colonies de vacances difficilement recrutés vu la date tardive et à 80% au moins des CRS. J’ai été stupéfait quand les jeunes m’ont dits : dans nos quartiers on aime pas les CRS mais ici c’est eux qu’on préfère et ils se tutoyaient s’appelaient par leurs prénoms, jouaient ensembles.

Je me suis demandé comment cela était possible. La seule réponse que j’ai trouvé c’est que la vie extrêmement groupée, solidaire qui est la leur donne une qualité humaine que leur fonction habituelle ne leur donne pas souvent la possibilité de découvrir mais que les gosses avaient eu vite fait de découvrir… »

Le leurre sécuritaire dont on abuse nos concitoyens avec le recours exclusif à la prison est une autre raison, et non des moindres des incidents actuels ! C'est même un élément essentiel de la détérioration civique de nos quartiers.

Ce n'est pas faute d'avoir voulu l’éviter !

Il y a 25 ans, avec 35 maires de toutes tendances politiques, de villes grandes et moyennes, de diverses régions, nous avions été chargé d'étudier les causes de la délinquance, de faire des propositions.

Nous n'étions pas des philanthropes, des aveugles non plus, mais des gens de service public soucieux de permettre à leurs concitoyens de vivre en paix.

Nous avions visité des prisons et les autres dispositifs tels que le contrôle judiciaire et la protection judiciaire de la jeunesse.

Nous avions visité les prisons des différentes catégories : maison d'arrêt, centres de détention, maisons centrales et les services annexes. Nous avions eu également des concertations avec les différentes catégories de professionnels et aussi avec des détenus etc.

Notre rapport, sans états d'âme, aurait contenu une seule proposition : moderniser les prisons existantes et construisez-en de nouvelles... C'est la panacée !

Mais, hélas, nous avions constaté que ce n'était pas le cas et que ce monde carcéral comportait de nombreux éléments pernicieux et nuisibles pour la sécurité dans nos villes. La surpopulation est le premier d'entre eux, ce n'est pas le seul. J’en énumère quelques uns plus loin.

Malheureusement ma voix et celles qui portaient les mêmes vérités que moi étaient moins puissantes que celle des différents lobbys et notamment des candidats constructeurs et fournisseurs de bâtiments et matériels carcéraux…Ils avaient des arguments plus lourds que nos raisons de connaissances humaines, d'efficacité civique et de terrain.

En 1988, la construction de 13 000 places de prison a été décidée par le gouvernement Chirac de l'époque.

J'entends encore, à l'Assemblée Nationale, le Garde des Sceaux de l’époque me dire, alors que je venais d'exposer ce qui résulterait de ces constructions, prédiction concrétisée ce qui se passe de nos jours : Mais Monsieur Bonnemaison, c'est pour la sécurité des Français et pour assurer le respect des droits de l'homme des détenus...

On sait ce qu'il en est advenu. Toutes les commissions d'enquête, nationale, et internationale, ont dénoncé les conditions scandaleuses de l'univers carcéral Français.

La réussite avait été tellement extraordinaire que le gouvernement de M. Chirac, Président de la République Française a décidé, subrepticement, sans donner aux Français une analyse des vraies raisons qui le conduisaient à ces nouvelles mesures a lancé en 2004 un nouveau programme de 12 000 places de prison.

Il n'a même pas envisagé une seconde de concevoir une politique équilibrant mieux la détention et le milieu ouvert, en utilisant les professionnels compétents de celui-ci, et en recourant au monde associatif,  à toutes les formules susceptibles d'être efficace, tout en évitant la promiscuité carcérale et ses conséquences désastreuses.

La valse des milliards dépensés pour de nouvelles constructions qui deviendront inexorablement des taudis pénitentiaires va continuer. Les effectifs du contrôle judiciaire et de la protection judiciaire de la jeunesse déjà scandaleusement insuffisant vont se poursuivre

Conséquences : il n’y a pas de suivi sérieux des sorties de prison ni de travail utile d'accompagnement des jeunes délinquants mineurs ou majeurs dans le retour vers leur milieu familial même lorsque celui-ci est en proie à des graves difficultés sociales et qu'un accompagnement serait indispensable pour éviter que les libérer ne retombe dans les fréquentations néfastes et les trafiquants divers qui sévissent dans les quartiers.

Cela aurait été évidemment plus difficile que d'empiler en vrac des détenus dans des prisons surchargées. La flémingite aiguë ne devrait pas être compatible avec les fonctions ministérielles…

Les N. Sarkozy et autres gardes des sceaux passés ou présents feignent de s'étonner que l'autorité parentale ne soit pas convenablement exercée ! C'est pousser loin l'art de se moquer du monde.

Il faut savoir que le nombre de sortants de prison qui était de 87 800 personnes en 1988 est passé à 96 000 en 2004.

Les détenus en maison d'arrêt sont entassés à quatre ou cinq dans une cellule de 9 mètres carrés, prévue pour une ou deux personnes au maximum.

Les récidivistes retrouvent avec les primo délinquants. Outre les violences auxquelles ces personnes sont confrontées ils auront appris à leurs sorties, au bout de 15 jours, un mois, trois mois, six mois... La durée moyenne de détention étant d'environ six mois mais certains font 20 ans et plus... Les courtes durées d’incarcération sont l’immense majorité.

Rien, dans ces conditions, n’est fait et ne peut être fait que pour que l’incarcération soit un temps de réflexion, de maturation, pour se réorienter vers d’autres activités que la délinquance. Au mieux, on devient végétatif en attendant que cela se passe…

Mais le pire, c'est que l'on aura appris, si on ne le savait déjà, comment crocheté une serrure, volé une voiture, trouver les contacts pour rencontrèrent ces heures moins trafiquants de drogue à la sortie mais il n'y aura personnes pour les dissuader de se lancer dans ces fréquentations puisqu'il y a plus de libération conditionnelle ni de personnel pour organiser les conditions de cette sortie et les accompagner.

Mais il y a plus grave encore car beaucoup auront subi des agressions sexuelles quand ce n'est pas le violent. Ils sont contraints au silence par crainte des représailles. Cela dans des établissements placés sous l'autorité du garde des sceaux qui vient de se livrer à des prestations médiatiques incroyables sur le dos des personnes médiatiques victimes de viol de la société civile. Ce qui est scandaleux mais ne justifie pas d'être exploité à des fins de propagande personnelle.

La « sollicitude » ne s'étant pas jusqu'aux victimes qui subissent les mêmes sévices dans les établissements pénitentiaires qui sont pourtant placés sous l'autorité et la responsabilité du ministre de la justice. Ignorance ou inconscience ? La carence est la même !

On peut se demander comment va réagir la personne ainsi victimes quand et les libérer et si elle ne sera pas tentée de reproduire sur d'autres ce qu'elle aura elle-même subie !

Sera-t-elle seule coupable et les responsables du tout carcéral à tout prix seront-ils complètement innocents ?

Les moralistes bardés d'honneur et de considérations feraient bien de se pencher sur le sujet avec l'humilité qui convient et pour une fois le sens de la justice.

Une chose est sûre les personnels pénitentiaires ne sont pour rien dans les conditions de travail qui leur sont imposées.

La prison « Four tout » telle qu’elle est utilisée est une des causes essentielles de la dégradation des mentalités des jeunes dans les quartiers. Le prestige des sortants de la « zonzon » auprès de ces jeunes est bien connu de tous ceux qui s'occupent de la condition pénitentiaire et de ses conséquences.

Qui s’occupe aujourd’hui d’y remédier quand les éducateurs ont disparus les uns après les autres ? Que les crédits qui permettaient aux associations d’agir sont asséchés !

Autrefois, le Conseil National de Prévention de la Délinquance, la Mission de lutte contre la drogue arrivaient à faire passer des spots publicitaires à la télévision. Cela a disparu depuis longtemps !

Je me souviens d’un Premier Ministre à qui je demandais quelques crédits pour faire de la communication susceptible de compenser un tant soit peu les violences que l’on voit à longueur d’écrans à la Télé. Il m’avait envoyé voir le patron d’une grande entreprise pour financer une telle campagne. Il m’avait répondu oui. Mais là-dessus au moins, mon entreprise ne devrait pas avoir à payer d’impôts… Cela n’a pas été possible, la campagne n’a pas eu lieu…

Il y a quelques jours, je zappais pour trouver des infos, je suis tombé sur un film ou une jeune femme tirait sur des policiers Anglais ou Américains, je ne sais, avec une mitrailleuse lourde ! Les policiers volaient dans tous les sens ! Je suppose que la fin, comme c’est la loi du genre, était plus morale… La censure étant difficile sur toutes les chaînes, je me suis dit que ce n’est pas des spots mais des films qu’il faudrait réaliser, avec talent, afin de rééquilibrer un peu les programmes. Mais c’est tellement plus simple d’insulter la racaille… à la formation desquels les adultes s’attachent avec tant de constance.

Depuis quelques années les mots : Prévention de la délinquance sont comme des gros mots, imprononçables pour quantité de gens, surtout quand ils sont Haut Placés !

Quel bon sens là aussi, et quelle Hypocrisie !

Durant la période ou j’ai animé cette activité, non sans battons dans les roues, nous avions obtenus cent dix millions de francs de l’Etat pour animer ces actions dans toute la France. Dans le même temps, la police, la gendarmerie, l’administration pénitentiaire, c'est-à-dire la répression, s’étaient vues attribuer onze milliards de francs de moyens supplémentaires. Cent fois plus ! On a dit et colporté partout que la prévention avait échoué.

La différence, c’est que nos actions ont essaimé en Europe et par le Monde et que de nombreux pays ont développés ce que nous avions entrepris et que le jour ou nos pouvoirs publics auront retrouvés la raison nous pourrons à notre tour leur rendre visite et nous inspirés de la façon dont ils ont donnés de l’extension à nos idées.

Après tout ce n’est pas la première fois que ce que nous avons trouvés en France a connu sa croissance dans d’autres Nations… C’est mieux que d’obtenir la condamnation de nos prisons poubelles !

Chez nous la prévention de la délinquance est tenue pour affaire d’œuvres caritatives. J’ai connu un autre Premier Ministre qui s’étonnait que nous ayons besoins d’argent pour accomplir l’action qui nous était confiée ! Dans d’autres Pays, c’est un service public auquel s’associent les œuvres et associations diverses…

Les situations dramatiques que nous venons de vivre, qui, malheureusement continuent à l’heure ou j’écrit, devraient, pour une fois, nous conduire à une prise de conscience collective.

Il y a à faire que d’ajouter des rancoeurs aux frustrations causes des émeutes en plongeant une fois de plus des personnes dans le gouffre carcéral d’où n’émergent que des récidives.

Pensons pour une fois à des sanctions qui soient des rencontres collectives avec des éducateurs et des citoyens et qui soient autant d’occasions d’envisager des orientations vers des perspectives positives, formations, emplois, activités diverses. Le dialogue au lieu du confinement avec ses amertumes.

Le magistrat Michel Marcus, spécialiste international qui a œuvré dans plusieurs pays vient de faire des propositions très concrètes. Elles méritent d’être étudiées et mises en œuvre par les Ministères concernés. Je pense autant à celui de la Cohésion Sociale qu’à celui de la Justice.

Victor Hugo faisait dire à l’un de ses héros : Si tu ne sais par quoi commencer, commence par la clémence… Dans la proposition Marcus, elle s’associe avec la fermeté. L’opportunité de la saisir est évidente !

Je ne peux évoquer ici toutes les mesures qu’il conviendrait de prendre et d’ailleurs l’intérêt public commande de ne pas se contenter de l’avis d’une personne, ni même de l’avis de quelques experts, aussi qualifiés soient-ils.

C’est un concours national d’idées qui est nécessaire car les savoirs populaires sont bien trop ignorés et ils pourtant riches.

Personne ne peut accepter l’idée que les événements actuels puissent se reproduire dans les mêmes conditions.

Au nom de l'expérience républicaine que nous avons connue de 1981 à 1988, au sein du Conseil National de Prévention de la Délinquance et de l’expérience que nous avions vécus et réussis ensembles, Maires de diverses tendances politiques : Je m’adresse aux Maires de France, à l’ensemble de mes concitoyens ……..

 

 QUI SOMMES NOUS ?

 

Des Françaises, des Français… Très bien !

Mais les quels ? Les bons ? Les mauvais ?

Comment êtes vous bons ?

Comment êtes vous mauvais ?

Depuis quand ?

Qui vous a ainsi désigné ? Avec quelles justes raisons ?

Que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous feront Blancs ou Noirs !

Hormis, et encore, de la couleur de votre peau, qui aujourd’hui oserait vraiment vous juger si il devait lui-même payer le prix de votre faute en cas d’erreur de sa part ? Et si il devait en payer 5 fois ou 10 fois le prix ?

Faut-il que les habitants de ce pays attendent de nouvelles tensions, de nouvelles explosions pour que des citoyennes, des citoyens se décident enfin a décider ensemble qu’il faut en finir, cesser de mettre en cause les autres, comme si chacun d’entre nous était irréprochable !

Pour une fois rassemblons nos défauts comme nos qualités, décidons, chacun comme nous sommes de rechercher le meilleur de ce que nous sommes pour réfléchir aux initiatives que nous pouvons prendre pour faire évoluer les quartiers, les personnes en difficultés dans une solidarité active à laquelle sera invité a contribuer avec ses moyens et ses besoins.

Il n’est pas besoin d’être ou ne pas être de droite ou de gauche. D’être d’une couleur ou de l’autre. De pas de religion ou bien de telle ou telle d’entre elles.

Pour participer à cet appel, il suffit de dire oui, je veux rencontrer ceux qui comme moi veulent contribuer à résorber les crises, les anathèmes, les misères et les excès d’inégalités.

 

 

 

 

Gilbert BONNEMAISON,

Maire honoraire d’Épinay-sur-Seine,

Député honoraire de la Seine-Saint-Denis,

Organisateur du congrès de l’Unité des Socialistes (Épinay-sur-Seine, 1971)

 

 



[i][i][i][i][i][i] Effectivement suivies de façons intelligentes et constructives de conscience civique : c'est-à-dire pas bêtement répressif ou permissif selon le goût  de chacun. Donc de la formation, de l’encadrement et de l’organisation, de la coopération étroite et non formelle avec les responsables des villes, des associations et des Habitants.

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 02:53

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 23:54

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville.
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

...........................
........................
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....!
  

PAUL VERLAINE

 

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  • Le blog de Franck JEHANNO
  • : Ma famille est Spinassienne depuis quatre générations, je vis à EPINAY SUR SEINE depuis toujours. Webmaster et collaborateur de Gilbert BONNEMAISON de 2001 à ses derniers jours. Ce blog est un outil qui me donnera les moyens de soulever quelques problématiques concernant ma ville qui me tiennent à cœur.
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